Vénus est en conjonction supérieure avec le soleil quand la planète se trouve derrière l’astre du jour.
Exemple le 11 janvier 2010:

Voici les dates des prochaines conjonctions supérieures de Vénus :
9 juin 2008 à 3h43
11 janvier 2010 à 20h26
16 août 2011 à 11h33
28 mars 2013 à 16h27
25 octobre 2014 à 6h53
Ces évènements reportés dans un système géocentrique où la terre est au centre de l’univers, révèlent une géométrie très intéressante:

On comprend mieux que l’étoile à cinq branches ou le pentagramme soit associé à Vénus.
Dans les mythologies anciennes, le soleil est associé au principe masculin et la planète Vénus au principe féminin. Faut-il voir dans la conjonction une symbolisation de la fusion des deux entités ?
Si on dessine un cercle représentant une année de 360 jours ( 360 degrés ) et que l’on trace les droites qui représentent les cinq conjonctions ( 11 janvier 2010 = 11 degrés … ) une surprise nous attend, de nouveau un pentagramme.

Pourquoi un « presque » pentagramme ?
La figure découle des périodes de révolution des planètes (224.7 d pour Vénus et 365.25 d pour la Terre).
La répétitivité d’une conjonction planétaire (inférieure ou supérieure) s’appelle période synodique.
La fréquence synodique d’une planète est la différence des fréquences de révolution de la planète et de la Terre, ou en périodes:
1/pér. synodique = 1/pér.rév. planète – 1/pér.rév. Terre, d’où
pér. syn. Vénus = 1/(1/224.7 – 1/365.25) = 583.92 d ou 1 an et 218.67 d.
218.67 d équivaut à une progression de 215.5° dans le cercle du calendrier annuel.
Après 5 périodes synodiques, on a parcouru 1077.6° soit quasi 1080° ou 3 cercles complets (à moins de 2.5° près).
Ces 5 « diagonales » joignant les dates des conjonctions successives forment un pentagramme !
Après 5 périodes synodiques (8 ans), les conjonctions se produisent, à moins de 2.5° près, aux mêmes endroits, et donc aux mêmes dates, à 2 jours près.